Tout ce que vous devez savoir sur l’énergie éolienne

Tout ce que vous devez savoir sur l’énergie éolienne

L’éolienne, que l’on nomme aussi « aérogénérateur », est une machine qui permet la transformation de l’énergie du vent en électricité. Jusque-là on ne vous apprend pas grand chose, mais savez-vous d’où elle vient ? À quelle hauteur participe t-elle à la transition énergétique ? Doit-on préférer l’éolien au nucléaire ? Bref, voici un résumé qui vous permettra de vous remettre au goût du jour !

Histoire et origine des premières éoliennes

Si l’on remonte aux origines de l’éolienne, on s’aperçoit que celle-ci n’est rien d’autre que la descendante du moulin à vent ! C’est au VIIe siècle que les perses commencent à utiliser des roues à énergie éoliennes pour l’irrigation des terres cultivées et pour écraser du grain. À l’époque, les roues sont composées d’une simple tour supportant des pales faites à partir de roseaux attachés en paquets, on est encore loin du compte…

La première éolienne entièrement automatisée n’arrivera qu’en 1887 : l’américain Charles F. Brush, un scientifique de Cleveland en Ohio, en construit une capable de produire du courant pour 12 batteries, 350 lampes à filament, 2 lampes à arc à charbon et 3 moteurs. Haute de 17 mètres et composée de 144 pales en cèdre, elle avait une puissance de 12 kW soit l’équivalent d’un gros chauffage électrique pour 200 mètres carré.

L’éolien en France et dans le monde

À l’échelle mondiale, la capacité installée du parc éolien a plus que doublé entre fin 2010 et fin 2015 et représente 432,4 GW. Pourtant la part d’électricité éolien représente environ 3% de la consommation mondiale. À savoir que les pays disposant des plus grands parcs éoliens sont la Chine, les États-Unis et l’Allemagne.

En 2016, La production d’énergie éolienne en France représentait 20,7 TWh; ce qui place la France au quatrième rang européen derrière l’Allemagne, l’Espagne et la Grande-Bretagne.

Capacité de production et impact environnemental

Chaque éolienne produit environ autant d’électricité que la consommation de 1500 foyers. Le parc éolien français permet ainsi d’éviter de rejeter 5 millions de tonnes de CO2 soit près de 9 tonnes par minute.

Si les objectifs fixés lors de la COP21 sont atteints, ce nombre pourrait monter à 20 millions de tonnes en 2020 (soit l’équivalent des émissions de CO2 d’environ 10 millions de voitures), dont une grande partie grâce à l’énergie éolienne.

En comparaison avec les énergies fossiles, l’énergie éolienne a un des plus faibles taux d’émission de CO2 selon l’outil d’Analyse du Cycle de Vie. Il s’élève à 12,7 g eq.CO2/kWh pour l’éolienne terrestre et à 14,8 g eq.CO2/kWh pour l’éolienne en mer  contre 840 g eq.CO2/kWh pour le pétrole et 1001 g eq.CO2/kWh pour le charbon. Du côté du nucléaire, une centrale n’émet pas de CO2 en production. L’analyse de son cycle de vie, de l’extraction de la matière première au stockage des déchets, démontre un bilan carbone de 6g CO2eq/kWh. Toutefois, l’éolienne sort victorieuse car elle ne produit pas de déchet nucléaire…

L’éolienne du futur

Plusieurs projets sont à l’étude ou en cours de création pour améliorer et moderniser les éoliennes que nous connaissons actuellement :

– la PME française Nénuphar travaille depuis un an sur la plus grande éolienne à axe vertical du monde en mer. Les éoliennes offshores (sur l’eau) profitent de meilleurs vents, et compte tenu du design de celle-ci, ils pourraient produire 30% d’électricité en plus !

– la startup NewWind a mis trois ans à développer ce modèle innovant d’éolienne en forme d’arbre qui peut produire 4 kilowatts soit l’énergie nécessaire pour éclairer 70 places de parking ou 100 mètres carré de bureaux à basse consommation.

–  Sans pale et plus petite, l’éolienne de l’entreprise Vortex Bladeless produit de l’énergie électrique en captant les vortex (d’où l’origine de son nom), les courants d’air tourbillonnaires. Elle sera disponible en plusieurs coloris et plusieurs tailles car également disponible pour les particuliers.

– l’éolienne BAT pour «Buoyant Air Turbine» est la toute première éolienne volante. Commercialisé par l’entreprise Altaeros Energies, son enveloppe en hélium lui permet de flotter jusqu’à 600 m et de capter des vents beaucoup plus forts et réguliers, d’où une production énergétique deux fois plus importante.

À l’heure actuelle, la plupart de ces innovations sont encore en cours de développement et devraient nous réserver quelques surprises d’ici 2020.

En résumé, l’éolienne a encore de beaux jours devant elle : son développement est en plein essor et beaucoup travaille à améliorer son utilisation. Les derniers objectifs définis lors de la COP21 viennent également appuyer cette tendance. Affaire à suivre…


Charlotte

Community Manager chez Origo, elle vous montrera l'en-vert du décor!

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *